Projet pour la Plaine Saint-Denis
Ne pas construire partout :
Remplir tous les vides de l’agglomération parisienne (comprenant les anciennes friches industrielles) conduit à un étouffement de la ville, y compris de son centre, et détériore la qualité de vie de ses habitants, accroît la pollution urbaine.
C’est une grande erreur de ne pas préserver des poumons verts de nature quand on observe la densité urbaine parisienne, surtout dans son centre. Les bois de Boulogne et de Vincennes ne suffisent pas et sont trop éloignés. Au Nord et au Sud il faut aller jusqu’aux parcs de la Courneuve ou de Sceaux pour trouver des poumons conséquents.
Je proposais en 2001 un plan général de préservation d’espaces, dont faisait partie la Plaine Saint-Denis, aux portes nord du Paris administratif. Cet espace constituait une extension nécessaire à l’échelle urbaine au parc de la Villette créé antérieurement, et déjà trop petit. C’était aussi un espace commun et de rencontre pour les habitants de Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen et Paris, et au delà : c’est par le « vide » que nous pouvons réunir les quartiers différents.
Le site de la Plaine Saint-Denis était magnifique et en déshérence. Plaine entre la Seine et le canal Saint-Denis, irrigué d’anciennes voies ferroviaires industrielles, regardant au Nord vers la basilique Saint-Denis et au Sud vers la colline de Montmartre. Je l’ai souvent parcourue, y réalisant quelques dessins.
Travailler en douceur, avec l’existant :
Le dessin ci-dessous est issu d’une observation attentive des tracés existants et d’un inventaire des anciens bâtiments industriels intéressants à conserver et à reconvertir en activités liées au parc : activités culturelles, sportives, éducatives, destinées notamment aux jeunes des communes environnantes.
